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On apprend en même temps cequ’il peut y avoir quelquefois d’originalité intellectuelle et moralesous la misère et l’humilité des apparences. Et de là, si l’on a unpeu de bonheur, on peut monter, traverser tous les mondes ou même yséjourner successivement, connaître les bourgeois, les marchands, lesbohèmes, les artistes, les politiques et ceux qu’on appelle les gensdu monde. Et il n’est pas mauvais non plus d’avoir été élevé par lesprêtres, puis par l’Université, d’avoir reçu une éducation tour à tourreligieuse et purement laïque: cela vous aide dans la suite àcomprendre un plus grand nombre de choses. On peut, à ce compte,recueillir des impressions précises et variées surtout ce que laréalité offre d’intéressant, et on le peut encore plus aisément sil’on a eu soin de se conserver libre et d’éviter le mariage, qui,comme dit La Bruyère, «remet chacun dans son ordre». Mais ce voyagephilosophique à travers les compartiments de la société humaine n’estpossible, comme j’ai dit, que si l’on part du plus bas. Le voyage ensens contraire ne se fait point. L’écrivain ou le dilettante né dupeuple peut quelquefois hausser son observation jusqu’aux grands enparcourant toute la région intermédiaire: un grand ne sort point de saclasse, sauf en des occasions extraordinaires et trop rapides, et estcondamné à une assez grande ignorance, à une pauvreté relatived’impressions. oculos oakley hijinx
Heureux ceux qui ne sont d’abord qu’une tête dans lafoule, quand il est donné à cette tête de circuler librement danscette foule, d’en visiter les replis et de la refléter tout entière!Prince ne puis, bourgeois ne daigne, curieux suis.IPourquoi ces réflexions, dont les unes sont peut-être justes et lesautres assurément excessives, m’ont-elles été suggérées par les deuxnouveaux volumes qui viennent de paraître de l’Histoire des princesde Condé? Car elles n’y ont, je l’avoue, que peu de rapport.Tout ce qu’il est permis de dire, c’est d’abord que certaines partiesde l’Histoire des princes de Condé ont forcément plus d’intérêt pourl’auteur que pour nous. Il n’était point possible de séparer leurhistoire de celle de notre pays, car ils y ont tous été mêlés en vertumême de leur naissance; mais ils y ont été mêlés à des degrés et avecdes mérites fort inégaux. Dès lors qu’arrive-t-il? S’il s’agit duCondé de la Ligue ou du grand Condé, à la bonne heure; ils sont assezconsidérables pour servir de centre à une histoire politique etmilitaire de leur temps. Mais si c’est le père du duc d’Anguien qu’onnous présente, nous sommes un peu fâchés de voir le récit d’une partiede la guerre de Trente ans tourner autour de ce médiocre personnage.Que sera-ce quand M. oculos inmate oakley le duc d’Aumale en viendra au fils et aupetit-fils du vainqueur de Rocroy?Encore leurs figures pourraient-elles être intéressantes malgrél’insignifiance du rôle qu’ils ont joué, si l’auteur pouvait marquerleurs traits avec une liberté entière. Mais (et c’est là mon secondregret) on sent trop, à certaines timidités, à certaines habiletésaussi, que l’histoire de ces princes a été écrite par leur cousin etleur héritier, qu’il leur est attaché par les liens du sang et de lareconnaissance. Je sais bien que cela même double l’effet de plusieurspassages du livre. Lorsque M. le duc d’Aumale lut à l’Académie lerécit de la bataille de Rocroy, l’auditoire fut traversé d’un frissonqu’il n’aurait probablement point senti si le lecteur n’avait pas étéun descendant de Henri IV. Je sais aussi que M. le duc d’Aumale ne ditjamais que la vérité, et que son histoire n’a point le ton ni l’allured’un panégyrique. oakley feminino oculos
Mais dit-il toujours toute la vérité? ou, si vousvoulez, la voit-il toute? Vous me direz qu’il est arrivé à desbourgeois, écrivant sur les rois et sur les princes, d’apporter dansleur étude un respect beaucoup plus superstitieux et d’être beaucoupplus éblouis par le nom de leurs héros que M. le duc d’Aumale. Mais ilne s’ensuit pas que le noble historien se soit trouvé lui-même dansles meilleures conditions pour nous faire une peinture absolumentfidèle du grand Condé.–Je ne nomme que celui-là, car c’est lui quiremplit la moitié du troisième volume et tout le quatrième. Il est,d’ailleurs, de beaucoup, le plus grand homme de sa race. Je m’entiendrai donc à lui. Aussi bien je n’ai pu parvenir à m’intéresser àla personne de Henri II de Bourbon.

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