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L’_Histoire des princes de Condé_ s’arrête à la bataille deNordlingen: la partie la plus intéressante de la vie du duc d’Anguienreste donc à raconter. C’est là que nous attendons M. le duc d’Aumaleavec impatience. J’avoue que je lui ai fait çà et là un procès detendance; mais j’ai si grand’peur qu’il ne cède à la tentationd’embellir ou d’adoucir les traits du caractère de son héros!L’intérêt de son oeuvre y perdrait, et je ne vois pas ce qu’ygagnerait le grand Condé. Car on n’en fera jamais un très bon homme;mais, de plus, arrangé, il serait moins original; et, d’autre part,notre défiance, mise en éveil, irait plus loin que la vérité. Si doncM. le duc d’Aumale conclut un jour, comme Bossuet, que la qualitéessentielle de son héros fut la bonté, nous ne demandons pas mieux;mais que ce soit à bonnes enseignes!GASTON PARISET LA POÉSIE FRANÇAISE AU MOYEN ÂGE[59] [Note 59: La _Poésie au moyen âge_, leçons et lectures, par M. oculos oakley crosshair
Gaston Paris, de l'Institut.--1 vol. Hachette.]IDepuis qu’on nous a fait entendre que c’étaient les _privat-docents_qui avaient gagné la bataille de Sedan, beaucoup de bons esprits sesont figuré chez nous qu’un moyen indirect, mais sûr, de préparer larevanche était d’établir des textes grecs, latins ou romans; etl’érudition a envahi la France. Elle règne à l’École normale et dansles Facultés. Elle règne même dans les lycées, où l’on fait de laphilologie en huitième et où l’on initie aux «nouvelles méthodes» lespetits garçons à grands cols et à culottes courtes.Je respecte beaucoup cette manie. comprar oculos oakley Fût-elle toujours stérile (ce quin’est pas), je n’oserais m’en plaindre: car elle comble de joie ceuxqui s’y livrent et elle fait du même coup le bonheur des autres parles railleries faciles auxquelles elle prête. Je reconnais d’ailleursqu’il est peut-être aussi puéril de se moquer de l’érudition en bloc,que de faire de l’érudition comme quelques-uns en font.Vous imaginez tout ce qu’on peut dire là-dessus:–Oui, sans doute, l’érudition, comme nous la voyons pratiquée par lestrois quarts des érudits, est, sous ses airs graves, une des plusfutiles entre les occupations humaines. La race n’est pas éteinte desgens qui, du temps de la Bruyère, recherchaient avec passion sic’était la main gauche ou la main droite qu’Artaxercès avait pluslongue que l’autre. Les neuf dixièmes des variantes que telphilologue, après avoir pâli sur les manuscrits, introduit dans letexte d’un auteur grec ou latin, sont parfaitement insignifiantes. Jene suis nullement curieux de savoir combien il y a au juste degénitifs locatifs dans Virgile. Je ne puis dire combien j’ai peu desouci de connaître la date exacte de chacune des comédies de Plaute. oculos oakley oil rig
Sur cent inscriptions que l’on découvre et que l’on déchiffre, il n’yen a pas deux qui nous révèlent quelque chose d’un peu intéressant.L’homme qui passe une année à déterrer dans quelque village d’Italieet à cataloguer de vieux pots en se demandant s’ils sont étrusques,fait une besogne pour laquelle je n’arriverai jamais à me passionner.Si l’on me disait qu’on vient de découvrir un almanach de tous lesfonctionnaires romains en telle année, j’accueillerais la nouvelleavec sang-froid et je prierais qu’on me dispense de le lire. Or, tousles efforts des épigraphistes ne vont pas à reconstituer la dixièmepartie de cet almanach, pour lequel, s’il existait, je ne medérangerais pas. Les trois quarts des textes du moyen âge,laborieusement établis et publiés par des hommes persévérants,distillent un insupportable ennui et nous apprennent moins de chosesessentielles que le portail de Notre-Dame de Paris. Le travail enragéde presque tous les érudits sur le passé n’aboutit la plupart du tempsqu’à découvrir ou à démontrer de petits faits purement contingents,absolument vides de signification, et dont il n’y a rien à tirer pourla connaissance de l’humanité et de son histoire.Quoi de plus inutile et de plus frivole que ces recherches? Elles nesupposent d’ailleurs, chez ceux qui s’y sont voués, que de lapatience, une sagacité moyenne et le goût d’une certaine activité sansinvention, qui peut fort bien s’allier à une réelle paresse d’esprit.

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