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Marie paraît d’abord se rendre; mais,toujours poussée par sa haine contre le premier ministre, elle se résoutenfin à prendre un parti décisif. Cet événement est raconté comme ilsuit par l’auteur des Anecdotes du ministère du cardinal de Richelieu:«La reine-mère ayant résolu de mettre le feu le jour de saint Martin, 11novembre 1630, à la mine qu’elle avait creusée, pour faire sauter enl’air et détruire jusqu’aux fondements de la fortune du cardinal, etayant pris ses mesures, pour mieux effectuer son dessein, de se trouverseule avec le roi son fils, afin de lui faire toucher au doigt et àl’œil, pour me servir de ses propres termes, toutes les fautes énormesque ce prélat avait commises pendant son ministère, les dommages et lepréjudice que l’État en avait souffert, la mine joua et eut un succèsbien différent de celui qu’elle et ceux qui l’avaient aidée à lafabriquer avaient espéré, car elle écrasa tous les architectes qui enavaient donné le plan, et ensevelit sous ses ruines tous ceux quiavaient contribué à sa construction.»Mais cette intrigue mérite bien que l’on fasse un détail un peucirconstancié d’une scène qui fait la plus curieuse époque du règne deLouis XIII, et qui à fait donner le nom de journée des dupes au jouroù elle se passa.»La reine-mère étant donc convenue avec le roi son fils qu’il laviendrait voir le jour de saint Martin, dans la matinée, à son palais duLuxembourg, à l’insu du cardinal, feignit d’avoir pris médecine cejour-là, afin d’avoir un prétexte apparent de défendre l’entrée de sachambre à qui que ce fût, pour pouvoir entretenir ce monarque enparticulier plus à son aise. Ce prince faisait cependant cette visitesecrètement, de concert avec son premier ministre, du moins à ce qu’enpublia pour lors la renommée; mais, quoi qu’il en soit, cette princessemit en ce moment tout en usage, et employa tout l’art du monde pourpersuader à son fils qu’il était trompé et trahi par le cardinal. Ellelui fit là-dessus une longue énumération de toutes les fautes, de toutesles bévues et de tous les manquements de ce ministre. Elle fit ensuitetous ses efforts, pour tirer parole de lui qu’il le chasserait, qu’il nel’admettrait jamais plus à ses conseils. sac vanessa bruno lin
Elle n’eut aucun scrupuled’exiger du roi, au milieu des acclamations publiques qu’il recevaitpour son heureuse convalescence et l’heureux succès de ses armes enItalie, où ce prélat avait eu tant de part, une chose aussi honteusepour sa réputation, qui était celle de sacrifier un si digne serviteur,et de le faire servir de victime au ressentiment de sa mère, et de fairevoir à toute l’Europe, par la disgrâce de celui qui était l’âme de tousses conseils, qu’il se repentait de ce qu’il avait fait pendant tout letemps qu’il avait été son premier ministre. Comme la reine était au plusfort de son discours, et qu’elle pressait vivement son fils de luiaccorder ce qu’elle désirait de lui avec tant d’instances, le cardinalentra brusquement dans sa chambre; il en avait trouvé, à la vérité, laporte fermée, avec défenses très-expresses à l’huissier de l’ouvrir àpersonne et surtout à lui, s’il s’y présentait; mais comme ilconnaissait toutes les issues de ce palais, il s’en fut à la garde-robede cette princesse, et se fit introduire par là dans la chambre, ayantgagné pour cet effet une de ses femmes nommée Zuccole, qui, étant dansla confidence de sa maîtresse, était restée seule de garde en cetendroit-là[14]. Voilà de quelle manière il parvint jusqu’au lieu où lamère et le fils s’entretenaient tête à tête sur son sujet et où ilservait d’ample matière à leur conversation. Ce fut la faute de lareine, si elle fut ainsi interrompue; car ses plus fidèles domestiqueslui avaient conseillé, pour obvier à toutes sortes d’inconvénients, defaire fermer cette porte de communication dans sa chambre, et d’en tenirelle-même les clefs sous sa main.»L’auteur des Anecdotes raconte ensuite la scène qui eut lieu entre lareine Marie de Médicis et le cardinal, la soumission apparente deRichelieu, les cris et les emportements de la reine; puis il ajoute: «Lecardinal se tourna du côté du roi et le supplia de vouloir bien luipermettre de se retirer quelque part pour y passer le reste de ses joursen repos, n’étant pas juste que Sa Majesté se servît de lui et lecontinuât dans le ministère contre les volontés de la Reine. A cesparoles, ce monarque, témoignant avoir envie de déférer aux désirs de samère, lui accorda sa demande et lui ordonna de sortir. Il ne fut plusquestion que du choix d’un nouveau ministre; mais cette princesse, quil’avait déjà désigné en elle-même, proposa à son fils le garde dessceaux, de Marillac, dont le roi approuva l’élection et consentit qu’ilfût revêtu de la dignité de premier ministre. cabas vanessa bruno pas cher Après quoi la mère et lefils se séparèrent.»La reine, pleine de joie et de contentement, resta dans son palais duLuxembourg, s’applaudissant en elle-même d’avoir si bien réussi dans sondessein. Le bruit de la disgrâce du cardinal et de l’élévation deMarillac s’étant répandu dans un instant de tous côtés, les affectionsdes courtisans changèrent d’objets dans le moment, la faveur ayantcoutume d’attirer à soi les cœurs, de même que la lumière d’un nouvelastre attire les regards de tout le monde; aussi le cardinal se vit toutd’un coup délaissé de toute la cour, à l’exception de ses parents etd’un petit nombre d’amis qui étaient le plus avant dans sa confidence.»Le roi, au partir du Luxembourg, s’en alla tout droit à son château deVersailles, où la reine-mère ne le suivit point, contre le sentiment detous ses serviteurs, et particulièrement du vicomte Fabroni, qui luiconseillait d’y accompagner son fils et de ne le point perdre de vuequ’elle n’eût mis la dernière main à la disgrâce du cardinal, et qu’ellene l’eût fait chasser de Paris et de la cour. Énivrée de sa prospéritéprésente, elle en voulut goûter toutes les douceurs, et s’amusa àrecevoir les compliments et les congratulations que tout Paris luivenait faire sur le recouvrement de son autorité perdue. Mais, tandisqu’elle avalait à longs traits le doux poison de la flatterie, qu’elleécoutait avec plaisir toutes les louanges qu’un chacun lui donnait surl’admirable conduite qu’elle avait tenue dans cette affaire, et qu’elledisposait déjà des principaux emplois de l’État en faveur de sesconfidents, le cardinal de Richelieu, conseillé et encouragé par lecardinal de la Valette, qui vivait dans une étroite amitié avec lui, defaire une dernière tentative auprès du roi pour essayer de se maintenirdans le poste qu’il occupait, en dépit de ses ennemis, et de ne leur pascéder une victoire si aisée, s’en fut trouver ce prince à Versailles.«Entre plusieurs raisons dont ce véritable ami se servit pour luipersuader ce voyage, il employa celle de ce commun proverbe desFrançais, que, qui quitte la partie la perd. sac à main Vanessa Bruno pas cher
Le cardinal et le gardedes sceaux de Marillac arrivèrent en même temps à la cour: le premiersous prétexte de prendre congé de Sa Majesté, et le second à dessein deremplir sa place et de prendre possession de l’emploi de premierministre; les fourriers lui avaient déjà marqué dans le château lelogement qui était attaché aux fonctions de cette charge; mais leschoses changèrent bientôt de face, et bien des gens furent pris pourdupes. On reconnut alors que les courtisans s’étaient lourdement abusésdans l’empressement qu’ils avaient témoigné à congratuler le nouveauministre, et que le cœur et la conduite des princes sont impénétrables;car le cardinal de Richelieu ayant été bien servi auprès du roi par M.de Saint-Simon, qui était lors son favori, il arriva que, comme cepremier ministre prenait congé de lui en compagnie du cardinal de laValette, Sa Majesté, au lieu de lui octroyer la permission qu’il luidemandait de se retirer, lui ordonna, au contraire, de demeurer et decontinuer l’exercice de son emploi, lui disant de plus «de ne points’inquiéter, qu’il trouverait bien le moyen d’apaiser sa mère, et de lafaire consentir à ce qu’il faisait, en ôtant d’auprès d’elle lespersonnes qui lui donnaient de pernicieux conseils.»»Cette scène se passa publiquement dans la chambre du roi; mais lecardinal avait été secrètement introduit, un peu avant, par un escalierdérobé dans le cabinet de ce monarque, avec lequel il avait eu un assezlong entretien qui avait produit tout l’effet qu’il en pouvait attendre;car ce prince, persuadé, par toutes les raisons qu’il lui avaitalléguées pour sa justification, qu’il était fidèlement et uniquementattaché à sa personne et au bien de son royaume, lui avait redonné sonaffection et toute sa confiance. Il était, de plus, convenu avec lui detoutes les choses qui se passèrent ensuite dans sa chambre, afin que lavictoire qu’il remportait sur ses ennemis en parût plus éclatante. Cefut M. de Saint-Simon qui lui rendit un service si important, enménageant cette secrète entrevue entre Sa Majesté, et en le conduisantlui-même, à l’insu de tout le monde, dans le cabinet du roi.

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